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J’ai doucement poussé la porte de leur chambre .
La lumière de la lucarne est faible mais suffisante pour faire une photographie.
Leurs silhouettes, pas bien grandes, n’occupent qu’une partie des lits. Les visages sont détendus, sans rêves apparents. Leurs respirations, à peine audibles, atténuent le silence. J’en mesure la régularité.
Cette scène anodine, évidemment précieuse à mes yeux, m’envoûte tranquillement. Je reste là, éberlué du calme et de la qualité de cet instant.
Je choisis un cadre serré.
La paupière close dessine une grande virgule dans l’angle du viseur. L’appareil oscille légèrement, grigri traçant des runes invisibles. Le bruit de l’obturateur paraît assourdissant.
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