Biographie |
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There are no translations available “Camargue, juillet . Sel, soleil. La jeune fille nue revient de la mer, ruisselle à contre-jour de gouttes de lumière, elle croit que simplement elle marche et lui voit cette danse de la lumière et du corps triomphant, c’est trop, il faut faire quelque chose, il emprunte d’urgence un appareil de photo, se le fait régler (il ne connaît rien à ces choses) et découvre l’éblouissement démiurgique du cadrage. Il sera photographe.”(*) Après de longues années consacrées à la psychologie puis à la communication, Virgil Brill se consacre à partir de 1992 à sa raison d’être : imaginer, imager. Ayant choisi d’imaginer au plus près de la réalité et à l’écart du réalisme, il photographie les paysages métaphysiques de MÉMOIRE DU PAYS D’OR, “avènement d’un espace intérieur mystique élargi à la dimension cosmique de l’univers : une conscience-de-soi de l’âme, à l’état pur” (1) que Dominique Wallard choisira d’exposer dès novembre 1993 (Hôtel de Claviers, Brignoles). Puis à partir de 1995 avec les MIGRATIONS il commence à traquer sa hantise de l’aventure humaine. “Ici, ni les individus, ni l'espace ne sont identifiés … Des horizons qui se chevauchent … Et l'anodin brouillé. Il n'y a plus de situation innocente, juste la condition humaine, ce statut d'animal grégaire qui avance seul vers un destin qu'il ignore.” (2) MIGRATIONS, exposé pour la première fois à la Chapelle des Pénitents Bleus de La Ciotat (mai 1998) sera ensuite fréquemment montré (Aix-en-Provence, Marseille, Bruxelles, Paris, Buenos Aires…) Tout en poursuivant ce travail dont il dit ne pas apercevoir la fin, Brill entreprend en 1999 les INCANTATIONS, une pratique quasi alchimique, fondée sur des solarisations multiples, en quête d’un mystère que l’auteur définit comme “la réconfortante étrangeté du lien amoureux”. Il les exposera à Marseille, Houston, Aix-en-Provence avant de décider de ne plus montrer cette partie de son œuvre dans les conditions d’exposition habituelles. Entretemps cet amoureux de toujours des mythes celtiques et des univers parallèles a commencé à apprivoiser les esprit de la nature dans leur (et son) refuge préféré, la forêt. Ainsi s’en ouvre-t-il à la revue canadienne 180° Imaging : “when I feel the happy long-white-bearded and yellow-and-red-and-blue-dressed Old Man, I like to play with my dear little naked fairies gamboling among the trees...”(*) Il s’est senti de cette humeur là assez souvent pour développer avec FAËRIE ou LE LIVRE DES FÉES, “série empreinte d’une atmosphère idyllique de premiers temps du monde” (3) une saga souvent nocturne, aux franges du surnaturel, où “après la nuit les corps ressuscitent dans la lumière mystique du petit matin” (3) Bernard Le Chanoît (2006) ** quand je me sens d’humeur à être le Vieil Homme à-la-longue-barbe-blanche et vêtu-de-jaune-de-rouge-et-de-bleu (Probable allusion au Tom Bombadil de JRR Tolkien) j’aime bien jouer avec mes chères petites fées qui gambadent toutes nues au milieu des arbres… (1)Stefan Beyst in l’Art de Virgil Brill, vers une Renaissance de l’image (2)(Frédéric Kahn, la Mémoire floue) (3)(S.Beyst,op.cit.) |


